Gestion & bail
GLI : l'assurance loyers impayés, une charge déductible
La garantie loyers impayés (GLI) est une assurance qui indemnise le bailleur en cas de loyers non réglés, et souvent des dégradations et frais de procédure. Sa prime constitue une charge déductible des revenus fonciers au régime réel, au même titre que les autres assurances du bien. Pour être couvert, l'assureur impose des conditions de solvabilité du locataire à la signature du bail. Un bailleur qui souscrit une GLI ne peut, sauf exception, exiger en plus un cautionnement d'un garant.
Qu'est-ce que la GLI ?
La garantie loyers impayés (GLI) est un contrat d'assurance souscrit par le propriétaire bailleur pour se prémunir contre la défaillance de son locataire. Elle prend en charge, selon les contrats, les loyers et charges impayés, les dégradations locatives au-delà du dépôt de garantie et les frais de procédure de recouvrement ou d'expulsion. Elle transforme un risque locatif majeur, celui de l'impayé, en une charge fixe et prévisible.
Pour l'investisseur, cette prévisibilité est précieuse : elle sécurise la trésorerie qui rembourse le crédit et stabilise le rendement. Comparer une GLI adaptée à votre profil de bien passe par une assurance loyers impayés (GLI) dédiée aux bailleurs.
Une prime déductible au régime réel foncier
La prime de GLI figure parmi les charges déductibles des revenus fonciers lorsque vous êtes imposé au régime réel. Elle rejoint les autres postes admis en déduction :
- les primes d'assurance du bien (assurance propriétaire non occupant, GLI, garantie contre les impayés) ;
- les intérêts d'emprunt et frais de dossier liés au financement ;
- les dépenses de réparation, d'entretien et d'amélioration ;
- la taxe foncière (hors part d'ordures ménagères récupérable sur le locataire) ;
- les frais de gestion, d'agence et de syndic, ainsi que les frais de procédure.
Concrètement, chaque euro de prime déduit réduit votre revenu foncier imposable, donc l'impôt calculé à votre taux marginal d'imposition et les prélèvements sociaux de 17,2 %. La liste complète est détaillée dans notre guide des charges déductibles des revenus fonciers.
GLI et caution : un non-cumul de principe
La loi encadre le cumul entre GLI et cautionnement. Lorsque le logement est loué à titre de résidence principale, un bailleur qui a souscrit une assurance garantissant les impayés ne peut, en principe, exiger en plus la caution d'un garant. Deux exceptions courantes existent : le locataire étudiant et le locataire apprenti, pour lesquels le cumul reste admis.
Il faut donc choisir la voie de sécurisation la plus adaptée : la GLI, portée par un assureur solvable et indemnisant rapidement, ou le cautionnement, gratuit mais dépendant de la solvabilité réelle du garant. Pour un investisseur qui veut lisser son risque sur plusieurs lots, la GLI est souvent préférée.
Les conditions de solvabilité du locataire
La contrepartie de la garantie est un contrôle de solvabilité à l'entrée. L'assureur conditionne sa prise en charge à la vérification, au moment de la signature du bail, d'un dossier locataire complet. Les critères habituels portent sur :
- la stabilité professionnelle du locataire (nature du contrat de travail, période d'essai éventuelle) ;
- un taux d'effort maîtrisé, c'est-à-dire un rapport raisonnable entre le loyer charges comprises et les revenus nets du locataire ;
- la production de justificatifs cohérents (pièce d'identité, contrat de travail, bulletins de salaire, avis d'imposition, quittances de loyer précédentes).
Bien articuler bail, gestion et garantie
La GLI ne dispense pas d'un bail solide : un contrat mal rédigé ou un état des lieux incomplet fragilise l'indemnisation. Partez d'un modèle de bail conforme et conservez toutes les pièces du dossier. Si vous confiez le bien à un professionnel, la souscription et le suivi de la GLI peuvent être intégrés à la gestion locative déléguée, dont le coût réel après impôt est analysé dans notre guide gestion locative déléguée : quel coût après impôt ?.
Pour mesurer l'effet de la déduction de la GLI et des autres charges sur votre imposition, testez votre projet avec le simulateur.
Questions fréquentes
Oui, au régime réel foncier : la prime d'assurance loyers impayés est une charge déductible des revenus fonciers, comme l'assurance propriétaire non occupant. Elle réduit le revenu imposable, donc l'impôt à votre taux marginal et les prélèvements sociaux de 17,2 %. Au micro-foncier, elle n'est pas déductible séparément car l'abattement de 30 % est réputé couvrir les charges.
En principe non, pour une résidence principale : un bailleur assuré contre les impayés ne peut pas exiger en plus le cautionnement d'une personne. Les exceptions concernent les locataires étudiants et apprentis, pour lesquels le cumul reste autorisé.
L'assureur vérifie la solvabilité du candidat à la signature : stabilité de l'emploi, taux d'effort maîtrisé entre le loyer et les revenus, et cohérence des justificatifs (contrat de travail, bulletins de salaire, avis d'imposition). Un dossier ne respectant pas ces critères peut entraîner un refus de prise en charge.
Cela dépend du contrat. Beaucoup de GLI incluent, au-delà des loyers impayés, une garantie des dégradations locatives et la prise en charge des frais de contentieux et de procédure. Vérifiez les plafonds et les exclusions propres à chaque contrat avant de souscrire.
La logique de protection est la même, mais la déductibilité relève alors des règles BIC (au régime réel LMNP) et non des revenus fonciers. La prime constitue une charge d'exploitation déductible. La sécurisation du loyer reste pertinente quel que soit le régime.
Publié le 23/07/2026 · Mis à jour le 23/07/2026. Les montants cités renvoient aux sources officielles. Cet article ne constitue pas un conseil personnalisé.
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