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Questions fréquentes

Taxe d'habitation résidence secondaire 2026 : qui paie ?

Oui, la taxe d'habitation reste due en 2026 sur les résidences secondaires. Sa suppression, achevée en 2023, ne concerne que la résidence principale : elle est maintenue sur les logements meublés qui ne constituent pas l'habitation principale (THRS). Le redevable est l'occupant — propriétaire ou locataire — au 1er janvier, et la base d'imposition est la valeur locative cadastrale du logement. Dans les communes situées en zone tendue, une majoration de 5 % à 60 % de la part communale peut s'appliquer sur délibération (article 1407 ter du CGI). Paris a fixé cette majoration au taux maximal de 60 %.

La taxe d'habitation existe-t-elle encore en 2026 ?

La réforme de suppression de la taxe d'habitation, étalée jusqu'en 2023, ne portait que sur la résidence principale. Pour tout autre logement meublé — une résidence secondaire, un pied-à-terre, un logement gardé à disposition — la taxe d'habitation demeure. On parle depuis de taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS). Elle est établie chaque année par l'administration fiscale et l'avis d'imposition arrive à l'automne, avec une échéance de paiement distincte de celle de la taxe foncière.

Concrètement, si vous possédez ou occupez un logement meublé qui n'est pas votre domicile principal, vous n'avez rien gagné à la réforme : la THRS est calculée sur les mêmes bases qu'auparavant, sans le dégrèvement qui a fait disparaître la taxe pour les résidences principales. Source officielle : la THRS expliquée par la DGFiP.

Qui paie la taxe d'habitation sur une résidence secondaire ?

Le redevable est l'occupant du logement au 1er janvier de l'année d'imposition. La situation retenue est figée à cette date : peu importe que vous vendiez le bien en février ou que vous en changiez l'usage en cours d'année. Pour une résidence secondaire, l'occupant est en général le propriétaire lui-même, puisqu'il en garde la jouissance. Si le logement est loué en meublé à titre de résidence secondaire d'un tiers, c'est le locataire occupant au 1er janvier qui est redevable.

Un logement laissé vide de meubles, en revanche, ne relève pas de la THRS mais peut tomber sous la taxe sur les logements vacants. La distinction est essentielle et détermine à quelle taxe vous êtes soumis : voir plus bas et notre guide taxe sur les logements vacants 2026.

Comment la THRS est-elle calculée ?

La base d'imposition est la valeur locative cadastrale du logement — le loyer annuel théorique que l'administration attribue au bien — à laquelle s'appliquent les taux votés par la commune et son intercommunalité. Contrairement à la taxe foncière, aucun abattement de 50 % ne réduit la base : la THRS porte sur la valeur locative dans son intégralité (sous réserve des abattements locaux éventuels).

À cette imposition de base peut s'ajouter la majoration de zone tendue, calculée sur la seule part communale de la taxe.

La majoration de 5 % à 60 % en zone tendue

Les communes classées en zone tendue (là où l'offre de logements est insuffisante face à la demande) peuvent, sur délibération, majorer la part communale de la THRS. Le taux de cette surtaxe est libre entre 5 % et 60 % (article 1407 ter du CGI). L'objectif affiché est de dissuader l'immobilisation de logements en résidence secondaire dans les zones où l'accès au logement est difficile. Référence légale : article 1407 ter du CGI.

Toutes les communes en zone tendue n'appliquent pas la majoration, et celles qui le font ne retiennent pas toutes le taux plein. Paris a fixé la majoration au maximum, soit 60 %. Pour connaître la situation d'une ville précise, consultez nos fiches par ville.

La majoration s'applique uniquement à la part communale de la cotisation, pas à la totalité de la THRS. Vérifiez le taux voté par votre commune : entre deux villes en zone tendue, l'écart de facture peut être considérable.

Résidence principale, secondaire, logement vacant : quelle taxe ?

Le régime dépend de l'usage réel du logement au 1er janvier. Le tableau ci-dessous récapitule quelle imposition s'applique à chaque cas.

Imposition locale selon l'usage du logement au 1er janvier (situation 2026).
Usage du logementTaxe d'habitationTaxe sur les logements vacants
Résidence principale (occupée à titre principal)Supprimée depuis 2023Non concernée
Résidence secondaire (meublée, à disposition)THRS due + majoration 5 % à 60 % possible en zone tendueNon concernée
Logement vacant (vide, non meublé, inoccupé)Non due (logement non meublé)TLV en zone tendue (17 % puis 34 % de la valeur locative)

Quelle différence entre la THRS et la taxe sur les logements vacants ?

Les deux taxes ne peuvent pas se cumuler sur un même bien, car elles visent des situations opposées :

  • La THRS frappe un logement meublé et à disposition de son propriétaire ou occupant : il est habitable et effectivement gardé pour un usage secondaire.
  • La taxe sur les logements vacants (TLV) frappe un logement vide de meubles et inoccupé depuis au moins un an au 1er janvier, en zone tendue, au taux de 17 % de la valeur locative la première année puis 34 % ensuite (article 232 du CGI).

Autrement dit, garnir un logement de meubles pour le sortir de la vacance le fait basculer de la TLV vers la THRS, mais ne le rend pas exonéré. Le détail des taux et conditions de la TLV figure dans notre guide taxe sur les logements vacants 2026.

Exemple de calcul de THRS avec majoration

Prenons un appartement gardé en résidence secondaire dans une commune en zone tendue ayant voté une majoration de 60 %. Les montants ci-dessous sont donnés à titre d'illustration ; les valeurs locatives et les taux réels varient d'une commune à l'autre.

Exemple chiffré illustratif — THRS avec majoration de 60 %.
ÉtapeCalculMontant
Valeur locative cadastraleBase fournie par l'avis5 000 €
Cotisation de base5 000 € × taux communal + intercommunal (ex. 20 %)1 000 €
Dont part communale (ex. 15 %)5 000 € × 15 %750 €
Majoration zone tendue (60 %)750 € × 60 %450 €
THRS totale à payer1 000 € + 450 €1 450 €

Dans cet exemple, la majoration de zone tendue ajoute 450 € à une cotisation de base de 1 000 €, soit un surcoût de 45 % sur la note finale. Pour une résidence secondaire durablement inoccupée, ce niveau de taxation change souvent l'équation économique du bien.

Avant de conserver un logement en résidence secondaire coûteuse à Paris ou en zone tendue, comparez avec la mise en location : un bien loué en résidence principale sort du champ de la THRS et de sa majoration, et il génère un revenu. AD GESTION prend en charge la mise en location (15 € HT/m²) puis la gestion locative à 6,5 % TTC des loyers encaissés, honoraires déductibles au réel foncier. Étudier l'option : nous contacter ou ad-gestion.fr.

Faut-il transformer sa résidence secondaire en location ?

Un logement loué à un occupant qui en fait sa résidence principale échappe à la THRS : c'est alors le locataire qui est concerné par la taxe d'habitation… mais celle-ci a été supprimée sur la résidence principale. Le bien ne supporte donc plus ni THRS, ni majoration de zone tendue, ni taxe sur les logements vacants. Il faut mettre en regard le loyer perçu, la fiscalité des revenus fonciers et la perte de jouissance personnelle du bien.

Pour chiffrer précisément l'impact d'une mise en location sur votre imposition, testez vos hypothèses dans le simulateur fiscal immobilier et mesurez la rentabilité nette avec l'outil de rentabilité locative.

Quand paie-t-on la taxe d'habitation sur une résidence secondaire ?

L'avis de THRS est mis à disposition à l'automne et la date limite de paiement se situe généralement en fin d'année, après l'échéance de la taxe foncière. Contrairement à la taxe foncière, la THRS n'est pas déductible des revenus fonciers : elle reste une charge personnelle du propriétaire occupant. Vérifiez chaque année la date exacte figurant sur votre avis sur impots.gouv.fr.

Questions fréquentes

L'occupant du logement meublé au 1er janvier, qu'il soit propriétaire ou locataire. La situation est figée à cette date : vendre ou changer l'usage du bien en cours d'année ne modifie pas l'imposition de l'année en cours.

Uniquement sur la résidence principale, où elle a disparu en 2023. Elle reste due sur les résidences secondaires et les logements meublés non affectés à l'habitation principale, sous le nom de THRS.

De 5 % à 60 % de la part communale, sur délibération de la commune, dans les zones tendues (article 1407 ter du CGI). Paris applique le taux maximal de 60 %. Toutes les communes en zone tendue ne votent pas cette majoration.

En le louant à un occupant qui en fait sa résidence principale : le bien sort alors du champ de la THRS et de la taxe sur les logements vacants, et il génère un revenu. C'est souvent plus avantageux que de laisser un logement immobilisé et taxé.

Publié le 30/07/2026 · Mis à jour le 30/07/2026. Les montants cités renvoient aux sources officielles. Cet article ne constitue pas un conseil personnalisé.

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